Objectif n°1 : Sous quel format peut-on créer un système afin de référencer facilement les données manuscrites de plusieurs agriculteurs, et permettre une compréhension à la fois par l’humain et par la machine ?
Idée n°1 : Le carnet pour les agriculteurs, et une numérisation par lui-même ou par un conseiller agricole
L’idée est de créer un carnet papier dans lequel les agriculteurs renseigneraient les informations importantes de leurs cultures sous la forme d’un journal de bord, pour pouvoir suivre son avancée. Ce carnet se remplirait via divers symboles et sigles renvoyant directement à ce qu’il se passe sur le terrain. Les pages de ce carnet seraient ensuite numérisés, et une fois transformées en données elles seront analysées.
Ce carnet aura été co-conçu avec des agriculteurs lors de la phase de bêta-test, afin de l’adapter à leur usage.
La tâche de numérisation des données revient à l’agriculteur lui-même ou à un conseiller agricole dans les régions du monde où l’accès au numérique est moindre. Dans ce cas, nous pourrions imaginer l’utilisation d’un système de scan et numérisation déjà existante, sur un modèle tel qu’une tablette ou un smartphone. Cette idée s’inscrit dans une démarche de low-techisation puisqu’une seule personne dispose des moyens informatiques à la réalisation de la base de données, et non l’ensemble des agriculteurs.
Valeurs :
Contribue au partage : Ce projet vise à favoriser le partage entre agriculteurs.
Contribue à l’équité : Tous les pays du monde disposent d’agriculteurs et de conseillers agricoles. Ce projet contribue à l’équité car il est possible que certains agriculteurs, notamment dans les pays du Sud, ne soient pas équipés de moyens numériques et technologiques. Le passage hebdomadaire d’un conseiller agricole nécessite donc d’équiper une unique personne pour une région donnée, et favorise l’équité.
Leviers :
Mobilise le concept de commun : La récolte des données par l’agronome favorise les échanges au sein des professions en lien avec l’agriculture : la coopération entre ces différents acteurs favorise l’émergence de nouvelles idées.
Tensions :
Résiste à l’innovation : Le but d’un tel projet est de favoriser les échanges entre agriculteurs pour améliorer leurs techniques de culture. Ainsi, cela éviterait qu’ils développent leur activité dans le sens de l’innovation technologique. Le but serait plutôt que le projet permette d’évaluer la meilleure solution agroécologique pour maximiser les rendements des agriculteurs, en s’appuyant uniquement sur les données collectives.