Objectif n°2 : Comment numériser et stocker les données fournies par les agriculteurs sans utiliser de cloud ?
Idée n°1 : Numérisation à partir de l’appareil photo et stockage de données sur le réseau téléphonique à partir du carnet papier (++)
Après avoir noté différentes informations sur le carnet papier, l’agriculteur (ou le conseiller agricole) numérise ces données directement à partir de l’appareil photo de son téléphone mobile/tablette et de sa galerie photo, comme c’est déjà possible sur certains téléphones. Cette numérisation permet de passer de l’écriture manuscrite en écriture informatisée, afin de ne pas engorger les systèmes de stockage avec des photographies. Finalement, ces données textuels peuvent être rassemblées sur des serveurs de stockage du réseau téléphonique. L’idéal est de faire plusieurs serveurs décentralisés, chacun correspond à une même région avec un même paramètre dominant, comme la météo par exemple.
Valeurs :
Contribue à l’habitabilité : Le passage par les réseaux téléphoniques pour le stockage des données s’inscrit dans une démarche de low-techisation et d’accessibilité. En effet, cela permet de ne pas utiliser d’applications ou le réseau internet, très consommateurs de ressources. De plus, le réseau téléphonique est actuellement très bien développé dans toutes les régions du monde, permettant une accessibilité pout tous, même pour les personnes privées d’internet.
Leviers :
Mobilise la permaindustrie : les serveurs sont affectés à un territoire donné, et les agriculteurs de cette région ont ainsi accès à des données locales. Cela permet une meilleure utilisation et accessibilité pour les agriculteurs, mais également d’éviter l’échange de données à grande échelle qui n’est pas nécessaire dans ce cas-ci.
Tensions :
Résiste au hubris : le projet peut être mis en place grâce à des partenariats avec les réseaux téléphoniques locaux. Si nécessaire, en réutiliser certains qui sont à l’abandon.
Idée n°2 : Stockage des données sur un site low-tech, comme Zenodo (+)
Après avoir noté différentes informations sur le carnet papier, l’agriculteur (ou le conseiller agricole) se charge de récupérer les données puis de les numériser à partir de l’appareil photo de leur téléphone mobile/tablette. Cette numérisation permet de passer de l’écriture manuscrite en écriture informatisée, sans avoir à stocker les photographies, qui sont plus volumineuses. Finalement, ces données textuelles peuvent être rassemblées sur des sites web low-tech, comme Zenodo par exemple. Les données sont référencées sous la forme suivante : « Nom de l’agriculteur - Jour - Météo - Nombre de plants en fleurs - ect ».
Plusieurs canaux peuvent être créés afin de classer les données en fonction d’un paramètre, la répartition géographique, pour rendre l’utilisation de ce référencement plus simple.
Valeurs :
Contribue à la solidarité : Chaque agriculteur peut consulter les données de ses confrères, même s’ils sont géographiquement très éloignés. Dans le cadre du RGPD, les noms et emplacements précis des agriculteurs sont masqués. Cependant, les canaux permettent une meilleure organisation et clarté pour que les agriculteurs utilisent les données d’autres agriculteurs, afin d’améliorer leur propre technique de production.
Leviers :
Mobilise le concept de commun : Le référencement des données expérimentales de chaque agriculteurs permet leur collaboration : chacun peut analyser l’expérimentation de ses confrères afin de reproduire, ou non, la même chose dans sa propre culture.
Tensions :
Résiste au fétichisme : Le but de ce partage de données entre agriculteurs est de leur délivrer des conseils. Ainsi, le système garantit une certaine production tout en limitant le nombre d’outils et d’intrants utilisés en agriculture traditionnelle.
Idée n°3 : Numérisation et stockage du carnet grâce à une application conçue pour cette utilisation (-)
Après avoir noté ses informations sur le carnet papier, l’agriculteur (ou le conseiller agricole) peut utiliser une application contenant plusieurs onglets. L’un aurait la fonction de numériser le carnet grâce à un système d’appareil photo. Un autre onglet permettrait la reconnaissance de texte a partir des photographies prises. Finalement, un onglet permettrait le stockage des données textuelles numérisées. Ce dernier onglet serait partagé avec l’informaticien pour qu’il puisse ensuite les analyser les données.
Valeurs :
Contribue à la gestion des ressources : La numérisation des documents et la traduction d’écriture manuscrite en écriture informatique permet de diminuer la taille du fichier. En effet, conserver les photos des carnets des agriculteurs serait trop volumineux. En sélectionnant seulement les éléments intéressants du carnet de bord, à savoir les informations manuscrites, on diminue le volume des données ce qui limite la taille des espaces de stockage.
Leviers :
Mobilise la modélisation : Le système de traduction de l’écriture manuscrite à numérique doit être simple et peu consommateur de ressources. L’idée est qu’il ne soit pas relié à internet mais plutôt à une base de données simple rassemblant uniquement les codes utilisés par les agriculteurs dans le carnet.
Tensions :
Ne résiste pas à la richesse : La création d’une application centralise toutes les données et toutes les fonctions de Diser, ce qui ne garantit pas l’autonomie. De plus, l’utilisation d’une application peut être limité dans les régions du monde avec un faible accès à internet, ce qui peut accentuer les inégalités.