Objectif 3 : Comment préserver un Web convivial en maintenant un espace numérique non marchand, accessible et respectueux des utilisateurs ?
Un métamoteur de recherche (++)
Les utilisateurs souhaitent obtenir des sites Web qui répondent uniquement à leurs critères individuels (pas de pub, accessibles, etc.) Le métamoteur de recherche permet d’obtenir uniquement des résultats qui correspondent à leurs critères. Il est possible de modifier les paramètres du métamoteur de recherche pour obtenir des résultats qui sont moins « strict », en fonction de ce qui est défini par chaque collectif.
Valeurs :
Convivialité : Un utilisateur sera totalement libre de définir comme bon lui semble ses caractéristiques pour son métamoteur de recherche. On ne lui impose pas non plus d’utiliser ce métamoteur de recherche pour obtenir un autre Web complètement différent de celui que l'on connaît. De plus l’objectif est que cette possibilité de choisir ce que l’on recherche permette à chaque utilisateur d’y trouver son intérêt.
Leviers :
Imaginer : On se restreint à ce qui rentre dans nos valeurs, nos caractéristiques et l'on s’en contente. Ce qui est suffisant.
Tensions :
Consommation : Le métamoteur réduit cette idée de besoin d’avoir accès à toutes les informations, peu importe comment elles sont présentées. La forme et la manière d’être présenté compte.
Analyse des besoins (++)
Le but est de recueillir les attentes et les difficultés réelles des utilisateurs, avec des interviews, lorsqu’ils naviguent sur le Web actuel, afin de concevoir un Web simplifié et accessible centré sur leurs usages.
Valeurs :
Soutenabilité environnementale : L’analyse des besoins permet de concevoir des outils en évitant la sur-conception et l’ajout de fonctionnalités inutiles.
Responsabilité sociale : On favorise l’inclusivité en réduisant les inégalités d’accès et en répondant aux besoins des utilisateurs.
Leviers :
Imaginer : Suite au retour des utilisateurs, on peut alors imaginer d’autres modes de fonctionnement, d’autres alternatives au Web, en vue de plus de soutenabilité et de convivialité.
Politiser : Après identification des besoins des utilisateurs, on peut ensuite débattre collectivement de ce que pourrait être un Web convivial.
Tensions :
Croissance : Il faut faire attention à ne pas multiplier les fonctionnalités pour satisfaire les demandes.
Mettre en avant les sites low-tech (+)
Cette idée consiste à mettre dans les premières positions ou bien dans une couleur différente, les sites qui seraient les plus low-tech afin d’éviter les plateformes des GAFAM et des sites plus énergivores.
Valeurs :
Responsabilité sociale : On favorise l’équité dans l’accès à l’information, car les sites plus low-tech sont plus accessibles avec peu de connexion.
Convivialité technique : On donne la possibilité à l’utilisateur d’exercer l’action qu’il souhaite simplement et sobrement.
Leviers :
Optimiser : On peut repenser les outils de recherche actuels afin de créer un système de classement pour mettre en avant la sobriété.
Annuaire collaboratif qui recense l'ensemble des outils libres (+)
Un annuaire des sites libres permettrait de rendre visibles et accessibles des alternatives plus respectueuses de l’environnement et des utilisateurs. Il offrirait un point d’entrée simple pour découvrir et utiliser ces ressources, tout en encourageant des pratiques numériques plus sobres. Cet outil favoriserait aussi la création d’une communauté autour du libre et de l’écologie numérique. Enfin, il incarnerait une démarche politique en montrant qu’il existe des choix concrets face aux géants du Web.
Valeurs :
Solidarité : Mettre en avant des ressources partagées par tous, sans logique de privatisation.
Leviers :
Commun : L’annuaire incarne le levier du commun, car il est pensé comme un outil collectif, géré et enrichi par une communauté.
Tensions :
Individualisme : La difficulté vient du fait que beaucoup d’usagers sont habitués à des services centralisés et commerciaux, qui encouragent l’individualisme et la consommation.
Pédagogie du libre (-)
Le but de la pédagogie du libre est de former les professeurs aux logiciels libres, mais aussi d’intégrer ces logiciels dans leurs pratiques d’apprentissage. L’autre but est de sensibiliser davantage les jeunes élèves à ces outils en les introduisant dans leur cursus scolaire, soit par des interventions, soit directement en les utilisant quotidiennement, dans le but de les habituer.
Valeurs :
Soutenabilité environnementale : Par cette pédagogie, on peut plus facilement réutiliser de vieux ordinateurs pour faire fonctionner ces outils libres. Grâce à leur utilisation, nous allons aussi prolonger la durée de vie du matériel.
Responsabilité sociale : On garantit alors une équité au niveau de l’éducation en donnant à chaque élève et établissement, quel que soit son niveau de ressources, un accès à des outils libres.
Convivialité technique : Cette pratique est conviviale, car elle ne crée pas de dépendance. Elle impose tout de même aux élèves d’utiliser ces outils. En revanche, une fois en dehors de l’école, ils sont libres d’utiliser ce qu’ils veulent.
Leviers :
Imaginer : Dès lors, on peut imaginer de nouvelles formations pour les équipes pédagogiques, mais aussi de nouveaux modes d’apprentissage face à ces nouvelles pratiques.
Politiser : On peut se demander si cette idée devrait être imposée dans le parcours scolaire. Cela déclenchera une nouvelle organisation au niveau des écoles. Cependant, des changements ont très bien été inclus sans que cela bouleverse complètement les modes de vie (ex : réforme du bac).
Tensions :
Progrès : En incluant plus de logiciels libres, on favorise la durée de vie du matériel et on combat le fait de toujours vouloir acheter du matériel plus neuf et plus récent. Cela combat aussi tous les partenariats entre les écoles et les GAFAM.