Pari n°1 selon la méthode classique
Pari réussi : L'utilisation du carnet améliore les rendements grâce à un grand nombre de données récoltées, en respect de la non-augmentation de l'outil numérique.
L'utilisation du carnet possède des avantages en omettant l’utilisation du smartphone comme journal de bord (minimisation de l’outil numérique).
N.B. Ici, on imagine que l’utilisation du carnet permet d’éviter aux agriculteurs d’acquérir un smartphone professionnel. Nous avons pensé le projet en partant du principe que l’agriculteur n’aura pas, ou peu, à utiliser son smartphone personnel.
Également, cela s’inscrit dans une démarche pratique : le carnet semble plus adapté aux activités extérieures que le smartphone.
Étude d'un smartphone :
émissions carbone d’un smartphone : 85,9 kg de CO2 (dont émissions lors de la production, l'utilisation et la fin de vie)
Cette valeur est donnée pour un smartphone utilisé pendant deux années et demie. (ADEME. Smartphone | Impact CO₂.https://impactco2.fr/outils/numerique/smartphone. Consulté le 15 octobre 2025.)
Etude d'un carnet :
émissions carbone de production d’une feuille A4 : 10g de CO2
(FRULEUX Sophie. Leasétic - Le numérique est-il plus écologique que le papier ? https://www.leasetic.fr/blog/numerique-plus-ecologique-que-papier. Consulté le 15 octobre 2025.)
émissions pour produire une page de carnet (format A5) : 5g de CO2
émissions totales pour un carnet de 196 pages : 5 x 196 = 490 g de CO2 (production uniquement).
Comparaison smartphone et carnet :
Rappel : smartphone = 85,9 kg de CO2, carnet = 490 g de CO2
L’impact du cycle de vie d’un téléphone équivaut à produire 85 900/490 = environ 175 carnets.
Un agriculteur utilise deux carnets par an -> 87,5 ans d'utilisation de carnet pour un agriculteur = deux années et demie d'utilisation du smartphone.
Remarque : Les impressions et l'encre utilisée pour le carnet et son recyclage n'ont pas été considérées. Cependant, on peut considérer que le smartphone reste toujours beaucoup plus émetteur qu'un carnet.
Comparaison entre un utilisateur Diser et un agriculteur qui n’utilise pas Diser :
Agriculteur qui utilise Diser :
consommation des carnets pour la récolte des données sur son champ.
Réception des conseils par SMS sur son téléphone personnel ou via l’agronome qui se déplace de façon hebdomadaire sur son terrain.
Ainsi, il n’est pas nécessaire de se doter d’un appareil uniquement dédié au travail, recevoir un SMS par jour prend au plus 5 minutes à l’agriculteur. On constate un gain considérable d’informations et de connaissances sans toutefois recourir à une augmentation du numérique. L’agriculteur améliore ses rendements/sa technique tout en utilisant les outils dont il dispose déjà.
Agriculteur qui n’utilise pas Diser :
Pas d’assistance par le système de conseils.
Recherches sur Internet pour trouver de nouvelles méthodes ou de nouveaux outils. En plus de chercher plus longuement des ressources, il ne sera pas certain de trouver les bons contenus. Ces contenus peuvent l’amener sur des encarts publicitaires qui l’inciteront à acheter de nouveaux équipements toujours plus technologiques mais pas nécessairement utiles.
Pari manqué :
Les agriculteurs n'arrivent pas à prendre en main le carnet et son langage.
Le carnet n'est pas adaptable à toutes les exploitations : perte potentielle d’utilisateurs.