Pari n°1 selon la méthode SMART

L'utilisation du carnet améliore les rendements grâce à un grand nombre de données récoltées, en respect de la non-augmentation de l'outil numérique.

Qu’est-ce que la méthode SMART ?

La méthode SMART est une approche de management basée sur le principe de la fixation de micro-objectifs. C’est en réalité l’acronyme de : Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, Temporel.

Étude du pari réussi

Spécifique :

Qui ? quoi ? où ? comment ?

  • L’objectif est de diffuser le projet Diser parmi quelques agriculteurs pour le tester en conditions réelles. Cela se fait par la transmission du carnet et du numéro de téléphone pour la réception des conseils par SMS.

  • Diser a pour but d’améliorer les rendements et les méthodes grâce à la récolte de données avec une technologie déjà accessible, d’où la non-augmentation du numérique.

  • Le projet Diser sera tout d’abord testé en France parmi un petit groupe d’agriculteurs pour les premières expérimentations.

  • L’acceptation du carnet dans le quotidien des agriculteurs sera jugée en fonction des retours faits tout au long du processus de test.

Mesurable :

Quels sont les indicateurs mesurables/quantifiables/observables du succès ?

  • Le nombre d’agriculteurs touchés par Diser est fixé à dix. Si au moins huit de ces dix agriculteurs sont favorables au projet (même avec des pistes d’améliorations suggérées) et à son expansion, alors l’objectif sera considéré comme un succès.

  • Si les agriculteurs suivent au moins 4 fois par semaine les conseils quotidiens et qu’ils remplissent leur carnet au moins 4 fois par semaine, le tout sans le vivre comme une contrainte, alors l’objectif sera considéré comme un succès (car le dispositif sera pratique à utiliser par les agriculteurs).

  • Si les résultats/conseils donnés par l’algorithme UCB conviennent à 80 % ou plus aux agriculteurs, alors l’objectif sera considéré comme un succès (car les résultats seront considérés fiables).

  • Si les rendements des agriculteurs augmentent d’au moins 5 % depuis qu’ils ont adopté le projet Diser et que les pratiques qui ont été modifiées vont dans le sens de l’agroécologie, alors l’objectif sera considéré comme un succès.

  • S’il n’y a aucun achat superflu lié à l’acquisition du projet Diser ou aux conseils fournis par l’algorithme parmi les agriculteurs, alors il y aura bien une non-augmentation du numérique. L’objectif sera considéré comme un succès.

Atteignable/acceptable :

Les ressources et dépendances permettent-elles réellement cet objectif sans suppositions irréalistes ?

  • Grâce au réseau de connaissances au sein des membres créateurs de Diser, le test du projet parmi 10 agriculteurs est atteignable.

  • Si le projet fonctionne correctement et qu’il n’y a pas de défauts majeurs, le projet devrait convenir aux agriculteurs. En cas de refus, le nécessaire sera fait pour comprendre les raisons de ce refus et pouvoir améliorer le dispositif en conséquence. Obtenir 8 voix favorables sur 10 est atteignable.

  • Si les conseils sont courts et pertinents, les agriculteurs gagneraient en temps et en efficacité à suivre les indications et à créer de nouvelles habitudes. Par exemple, emporter le carnet avec soi avant de faire l’inspection du champ au matin. Donc que les agriculteurs prennent les petites habitudes de Diser 4 fois par semaine est atteignable, ça prend peu de temps.

  • Si les données fournies par les algorithmes sont intéressantes, alors les agriculteurs suivent une majorité des conseils. Si ces conseils sont utiles et efficaces, il est probable que 80 % des agriculteurs ou plus soient satisfaits. Plus il y aura d’agriculteurs testant le projet, plus les données seront efficaces car l’algorithme se nourrira de nombreuses expériences tests pour connaître lesquelles fonctionnent le mieux. Au début, il sera peut-être plus dur ou plus long de faire augmenter les rendements des agriculteurs de 5 %, au fur et à mesure, ce chiffre sera plus facile à atteindre.

L’ensemble du projet Diser est basé sur un système qui ne demande pas beaucoup de ressources numériques. Le système est conçu pour être adaptable sur de nombreux outils différents (par exemple : tablettes, smartphone Android, iPhone...), les agriculteurs n’auront pas besoin d’acquérir de nouveaux appareils numériques. De plus, l’algorithme UCB doit adapter ses conseils en fonction des objets dont dispose déjà l’agriculteur, il ne recommandera jamais l’acquisition de nouveau matériel. Donc la non-augmentation du numérique est atteignable.

Réaliste :

Les contraintes contextuelles (technique, sociale, environnementale) sont-elles pleinement intégrées ?

  • Les contraintes ont été prises en compte pour la majorité mais notre point de vue reste extérieur. Le test vise à mieux considérer les contraintes contextuelles parmi les agriculteurs sur le terrain. L’amélioration de Diser sera donc permanente lors de cette phase de test. Après cette phase, le projet sera mieux adapté et plus disposé à être utilisé par un plus grand nombre d’agriculteurs.

  • Le projet Diser demande aux agriculteurs de développer une nouvelle habitude, qui est celle de remplir les données chaque jour, ainsi que de lire les conseils quotidiens. Cependant, cela ne demande pas une grande charge de travail et est conciliable avec leur travail déjà conséquent.

Temporel :

Quelles sont les phases ? les jalons ? horizons du projet ?

  • Cet objectif concerne le lancement et la vérification que Diser est bien conforme aux attentes. Pour avoir des données qui commencent à être fiables et pouvoir comparer les rendements avant/après, il faudrait tester le projet sur 2 ans. La première année est majoritairement une année de recueil de données. La deuxième année permettra d’avoir des conseils plus pertinents. Nous pourrons ensuite comparer les données pour un même terrain sur les deux années différentes et constater si Diser contribue à la hausse des rendements.

  • Après ces deux années, si les objectifs sont atteints, le projet pourra être étendu à un plus grand nombre d’agriculteurs.