Les 7 péchés du greenwashing

Le greenwashing désigne une stratégie visant à donner à un produit l’impression qu’il est éco-responsable. Dans cette catégorie nous attribuons des critiques à notre démarche dans le but de la questionner sur le concept de greenwashing. Elles sont regroupées dans 7 catégories : Imprécision, absence de preuve, compromis caché, impertinence, moindre mal, faux éco-label et mensonge.

7 pêchés du greenwashing

Absence de preuve

  • Nous mettons en avant la faible consommation énergétique grâce à la combinaison isolation naturelle, marmite norvégienne, peinture noire et régulation Arduino, mais aucun test global n’a été réalisé pour mesurer leur efficacité combinée.

  • L’efficacité réelle des batteries li-ion recyclées n’a pas été mesurée : durée de vie, autonomie et impact environnemental restent inconnus.

  • Aucun bilan carbone global n’a été effectué sur l’ensemble du projet, ni comparaison chiffrée avec des incubateurs industriels.

  • Présenter le projet comme plus respectueux de l’environnement qu’un incubateur industriel sans données chiffrées risque de surestimer ses performances écologiques.

Compromis caché

  • Nous valorisons les matériaux recyclés et le lowtech, mais l’incubateur dépend toujours de composants électroniques importés (Arduino, modules solaires, thermostats) pour fonctionner.

  • le projet valorise le recyclage PET via impression 3D , mais cela nécessite une imprimante et de l’énergie pour les concevoir/produire.

  • Réutiliser des batteries peut cacher la charge de tests, du reconditionnement, des protections électroniques et des procédures de sécurité qui exigent compétences et équipements.

Non pertinence

  • Nous insistons sur la conformité à des normes de sécurité ou de nettoyage (ex. résistance à l’éthanol 70 %), alors qu’il s’agit d’exigences déjà courantes dans le milieu hospitalier et dans les laboratoires.

Moindre mal

  • L’usage de PCM et de pièces recyclées réduit certains impacts, mais ces composants restent partiellement issus de la pétrochimie ou nécessitent des transports internationaux.

  • De même, même si l’énergie solaire est mise en avant, le projet reste dépendant d’équipements électroniques à forte empreinte de production.

  • Utiliser l’énergie solaire réduit la consommation, mais ne résout pas les besoins lorsqu’il n’y a pas de soleil et peut augmenter la consommation électrique si combler avec une batterie.

  • Réutiliser du caoutchouc pour les chambres à air recyclés pour l’étanchéité est pertinent pour donner une seconde vie à un déchet persistant, mais le caoutchouc n’est pas biodégradable et pose des questions en fin de vie.