Fermeture
Quelles sont les pratiques et les infrastructures que notre projet pourrait conduire à fermer partiellement ou complètement ?
Si on développait massivement l'usage de notre protocole pour enclencher une désescalade numérique, alors on aurait plus besoin des vidéoprojecteurs et donc on pourrait envisager de fermer complètement ( à 100%) les vidéoprojecteurs dans les collèges.
Aspects positifs : Les vidéoprojecteurs fermés seraient donnés à des associations ou recyclés en respectant la législation associée. Donc un système d’économie circulaire serait privilégié.
Aspects négatifs : Les vidéoprojecteurs permettaient aux enseignants d’assurer une certaine pédagogie. Leurs fermetures nécessite donc un changement de pédagogie ou au moins de méthode d’enseignement et une réadaptation des professeurs comme des élèves.
Si on développait massivement l’usage de notre protocole pour enclencher une désescalade numérique, alors on aurait plus besoin que d’un ou deux postes informatiques par collège (pour consulter le wiki par exemple) et donc on pourrait envisager de fermer partiellement les ordinateurs dans les établissements scolaires. Cela représenterait une fermeture d’entre 90 et 95% des ordinateurs actuellement en place.
Aspects positifs : Les postes informatiques fermés seraient donnés à des associations ou recyclés en respectant la législation associée, notamment concernant la suppression des données. Donc un système d’économie circulaire serait privilégié. De plus des économies seraient faites car ce matériel informatique n’aurait plus besoin d’être renouvelé pour rester sous garantie (pratique courante pour ne pas encourir de risque de responsabilité en cas de problème sur le serveur).
Si on développait massivement l’usage de notre protocole pour enclencher une désescalade numérique, alors on aurait plus besoin que de distribuer des ordinateurs portables systématiquement à tous les élèves à leur entrée au collège et on pourrait plutôt favoriser un système de location pour les élèves qui en auraient réellement besoin. Ainsi, on pourrait envisager de fermer cette pratique dans les collèges. Cela représenterait une fermeture de 100% de la pratique de distribution systématique d’ordinateurs mais environ 50-60% des élèves utiliseraient le système de location et donc auraient accès à un ordinateur.
Aspects positifs : De grandes économies seraient réalisées par la région (qui est responsable de la distribution d’ordinateurs portables personnels aux élèves), ainsi ce budget économisé pourrait être investi pour améliorer la qualité de l’enseignement et le bien-être des élèves (plus de matériel scolaire, organisation de groupe de discussion autour des problématiques du numérique,...). De plus un système de location d’ordinateurs adressé aux élèves en ayant réellement besoin permettrait de ne pas créer d’inégalités sociales autour de l’accès au numérique.
Aspects négatifs : Un système de location d’ordinateurs demanderait une gestion administrative efficace et rajouterait du travail aux personnels administratifs du collège. De plus ce système représente un moindre mal car les ordinateurs portables personnels ne sont pas complètement fermés, leur distribution est juste régulée.
Si on développait massivement l’usage de notre protocole pour enclencher une désescalade numérique alors on aurait plus besoins des espaces numériques de travail tels que Pronote et on pourrait donc les fermer complétement (à 100%). La fermeture complète des ENT inclurait alors la fermeture d’un grand nombres de pratiques parmi lesquelles les listes d’appel numérique, les notes numérisées, les bulletins de note numérisés, les emplois du temps numérisés et plein d’autres encore.
Aspects positifs : Sans les ENT, les élèves seraient moins stressés et moins en compétition les uns contre les autres au sujet de leur moyennes. Fini les devoirs ajoutés au derniers moment sur l’ENT et les discussions interminables concernant les moyennes. Les élèves comme les professeurs pourrait être déconnecter du collège lorsqu’ils seraient chez eux. Les élèves auraient plus plus d’autonomie vis-à-vis de leurs parents et retrouveraient une relation de confiance avec eux. En effet ils pourraient leurs dire eux-mêmes leurs notes et se gérer seuls pour les devoirs, ce qui est largement possible pour des collégiens. Les professeurs retrouveraient de l’autorité directe sur les classes (par exemple avec des cahiers de liaisons qui resteraient sur les tables pendant le cours).
Aspects négatifs : Les élèves ne pourraient plus être prévenus au dernier moment de l’absence d’un professeur. Les élèves pourraient également cacher leurs notes à leurs parents. Ceci pourrait être compensé par un système de récapitulatif des résultats hebdomadaires à faire signer par les parents par exemple. Les parents auraient aussi accès au bulletin papier après le conseil de classe directement dans leur boite aux lettres.
Quelles sont les situations extrêmes et les politiques de fermeture qui pourraient favoriser la réalisation de notre projet ?
Si une loi visant à diminuer/supprimer les importations de métaux était mise en place, alors on ne pourrait plus produire de matériel informatique neuf ou très peu et on aurait besoin de notre projet pour :
faire une transition vers un mode d’enseignement et de vie de collège utilisant de moins en moins de matériel informatique.
gérer les fermetures du matériel numérique qui ne fonctionnerait plus ( car il serait trop vieux ou aurait un composant défaillant par exemple) et ne pourrait pas être remplacé par du neuf, c’est-à-dire le réparer et si ce n’est pas possible gérer sa fin de vie, donc le recyclé ou le modifié pour en faire autre chose.
Si un plan de robustesse concernant la sécurité des serveurs de l’éducation nationale était mis en place pour réduire les risques de piratage informatique par des pays ennemis, alors on aurait besoin de notre projet pour :
vérifier que tout les appareils sensibles sont aux nouvelles normes de sécurité et si ce n’est pas le cas contacter rapidement des spécialistes pour veiller à ce que tout soit conforme.
gérer les fermeture du matériel qui ne pourrait pas être mis aux normes (car trop vieux ou mises à jour de sécurité non adaptées aux modèles) tout en récupérant les données qui sont dessus.
s’adapter rapidement à un mode d’enseignement non dépendant du numérique qui n’affecterait pas la qualité des enseignements des professeurs ni celle de la qualité des apprentissages des élèves.
trouver des alternatives au matériel retiré pour continuer à garantir une continuité d’enseignement.
Si une loi concernant un objectif de diminution chiffré de la production de matériel informatique ou de son utilisation dans les établissements scolaires était votée ( par exemple : « objectif de -30% sur l’utilisation du matériel informatique dans les collèges d’ici 2040 »), alors on aurait besoin de notre projet pour :
faire une transition vers un mode d’enseignement et de vie au collège utilisant de moins en moins de matériel informatique.
trouver des alternatives au matériel retiré pour continuer à garantir une continuité d’enseignement.
ré-organiser l’enseignement, c’est-à-dire revoir l’organisation même des collèges (direction, administration, équipe enseignante,..) pour atteindre une gestion satisfaisante et non dépendante du numérique.
Mode de gouvernance associé à ces projets de fermeture
Si la désescalade numérique devenait très répandue, alors une gestion par l’État pourrait correspondre. La désescalade numérique serait du ressort du ministère de l’éducation nationale qui s’assurerait de construire des collèges conformes au protocole de désescalade numérique et d’appliquer ce dernier dans les anciens établissements scolaires. Une gestion par l’État serait également plus simple d’un point de vue législatif car l’État gérerait par lui-même les subventions et le budget à mettre ou à ne pas mettre dans le numérique et l’informatique.
Concernant le recyclage et/ou le réemploie du matériel informatique fermé, l’État s’occuperait de la partie organisation et ferait appel à une entreprise ou association spécialisée pour vérifier que le cadre légal de passation du matériel informatique serait bien respecté, notamment à propos de la suppression des données administratives confidentielles des élèves et des enseignants. L’organisme s’assurerait de bien respecter le cadre légal puis l’État (à l’échelle de la municipalité) ou alors le directeur qui serait supervisé par la municipalité, s’occuperait de contacter les associations qui pourraient être intéressées et gérerait les transactions.
Le tout serait financé par l’État qui payerait l’organisme s’il est privé.
Une gestion complète par l’État permettrait d’avoir à faire face à moins de freins légaux mais par contre à plus de freins dans la réalisation qui prendrait beaucoup plus de temps.